Insécurité dans les TPG (3′21)

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Insécurité dans les TPG (3′21)

23 juin 10: Les agressions physiques et verbales se multiplient dans les Transports Publics Genevois. Témoignage d’une conductrice de tram. (Sujet: Luc mégroz/Damien Dupont en collaboration avec GHI)

2 commentaires à “Insécurité dans les TPG (3′21)”

  1. Stephane Mauris Dit :

    Je connais les 2 cas cités et qui sont véridiques.
    J’ai 37 ans et 14 ans d’entreprise. Toujours fier de ce travail même si le nombre de chantiers et leur durée est tout simplement inadmissible. On devrait accélerer ceux en cours et attendre pour les autres. C’est invivable, tout le monde est fébrile, énervé et frustré.

    En 2007 j’ai été agressé au volant de la 7 en fin d’apmidi par un gars bourré. Suite à ça, triple fracture de vers l’oeil droit et 2 opérations à une année d’intervalle.
    Pour autant je n’ai pas peur quand je prends mon service même sur un minuit et je m’oppose totalement à la fermeture des cabines. Je fais ce travail pour le contact avec la clientèle, pas pour ruminer seul mes problèmes !

    Le soutien de l’entreprise est moyen en effet mais surtout, tout comme pour les retards actuels dû aux travaux, on « cache la merde aux chats » et on évite de mentionner toutes les agressions courantes même mineures (insultes etc). Il est clair que la direction est trop « marketing » et tournée vers les clients et non les conducteurs. Faut voir les non-adaptations des horaires pendant les travaux du tram…
    Genève est une ville sûr mais c’est pas en acceptant les sans-papiers, les immigrés, en renvoyant pas les fauteurs de troubles qui n’ont rien à faire ici y compris les roms que ça va s’arranger. C’est un comble de pas pouvoir être fier d’être Genevois et né ici !

  2. Cepeda Jean-Pierre Dit :

    Bonjour,
    Je travaille aux Transports Publiques Genevois depuis plusieurs années. La constatation est faite que notre Cité de Calvin n’est plus aussi sûr. Ai-je eu de la chance ? Aucune agression physique, les noms d’oiseaux sont monnaie courante et je dois analyser assez rapidement comment neutraliser, catalyser pour éviter qu’une situation anodine ne se transforme en véritable problème. Une règle est primordiale dans ce métier pas comme les autres. C’est de ne pas répondre aux provocations, je ne sais JAMAIS à qui j’ai à faire. Aussi dans « mon » véhicule, en service de ligne, mon attention est de tous les instants pour les aléas de la circulation mais également un œil sur mon rétroviseur pour « sentir » l’ambiance à l’intérieur du véhicule. Je ne ferme jamais les yeux sur les incivilités, bien au contraire. Les pieds sur les sièges, les chiens non tenus en laisse, les fumeurs, les vélos … moto qui cherchent en vain de monter, les crachats (très à la mode, même des filles) toutes, enfin celles que je vois, sont relevés et à ce jour corrigée par les fauteurs. Lors de mes interventions ai-je eu « QUE » de la chance ? Une positive attitude et le respect de chacun fait que mon travail se passe dans les meilleures conditions. Une chose est importante, la Direction de mon entreprise, tout comme son Conseil d’Administration sont conscients des problèmes que nous rencontrons au quotidien. Le problème, si cela en est un, est d’ordre de société, qui pendant des décennies a laissé faire en pensant que cela « j’arrangerai » avec temps. Notre pseudo crise, ou certains se cachent pour ne pas à avoir à payer le déraillement de la délinquance.
    RESPECTONS ! et vous serez respectez !
    PS : Note à qui de droit : je suis à votre disposition pour parler de solutions. Vous savez ou me trouver.

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